Conseil des ministres de l'Éducation (Canada)
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Education au/in Canada

www.educationau-incanada.ca

Guide de préparation au départ pour les étudiants internationaux


3. Avant de partir

3.1 Aperçu de la procédure de demande d’un visa canadien

Dans la plupart des cas, vous devez obtenir un permis d’études si vous voulez étudier au Canada.

Vous n’avez pas besoin de permis d’études si vous envisagez de suivre au Canada un cours ou un programme qui dure six mois ou moins. Vous êtes obligé de terminer celui-ci dans la période pour laquelle vous avez été autorisé à séjourner au Canada.

Même si vous n’avez pas besoin de permis d’études, il est bon d’en demander un avant de venir au Canada. Sinon, au cas où vous décideriez de faire d’autres études lorsque vous aurez achevé votre cours ou programme de courte durée, vous seriez obligé d’en demander un par l’intermédiaire d’un bureau canadien des visas à l’étranger.

Avant de pouvoir demander un permis d’études, vous devez avoir été accepté dans une école, une université ou un collège au Canada.

Si vous résidez aux États-Unis, à Saint Pierre et Miquelon ou au Groenland, vous pouvez faire votre demande au point d’entrée à votre arrivée au Canada.

Vous devez aussi avoir un passeport valide pendant toute la durée de vos études au Canada. Si la validité est plus courte, vous devrez demander une prolongation du permis d’études.

La section « Étudier » du site Web de Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) contient des renseignements sur ce qui suit :

Se préparer à étudier

  • Vérifier ce dont vous avez besoin avant de faire une demande de permis d’études au Canada.

Déterminer son admissibilité

  • Voir qui peut faire une demande et quelles sont les exceptions.

Demander un permis d’études

  • Comment faire une demande et quels documents doivent l’accompagner.
  • Télécharger la trousse de demande.
  • Payer les frais de traitement et présenter la demande.

Vérifier les délais de traitement

  • Les renseignements à cet égard sont mis à jour toutes les semaines et ils indiquent le temps (en jours civils) qu’il faut pour traiter une demande après réception de la trousse de demande complète.

Connaître les étapes à suivre après la présentation de la demande

  • Ce qu’il faut faire après avoir fait une demande de permis d’études. Se préparer à l’arrivée
  • Les documents dont vous aurez sans doute besoin pour entrer au Canada.

IMPORTANT : Faites votre demande dès que vous recevez votre lettre d’acceptation.

Si vous allez fréquenter un établissement d’enseignement pendant plus de six mois dans la province de Québec, vous devez aussi obtenir un certificat d’acceptation du Québec (CAQ) avant de soumettre votre demande de permis d’études.

Demander un CAQ

Présentez une demande en ligne ou par courrier au Service des étudiants étrangers du Ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec à Montréal.

Les Services d’immigration du Québec exigent ce qui suit pour traiter votre demande de CAQ :

  • un formulaire de demande de CAQ dûment rempli;
  • une photocopie de votre lettre d’acceptation;
  • conservez l’original pour l’immigration canadienne;
  • des frais de traitement.

Une fois reçue par les Services d’immigration du Québec, votre demande sera traitée. Si elle est acceptée, une confirmation vous sera envoyée et sera également envoyée au bureau des visas responsable de votre pays ou région.

Autres renseignements sur le CAQ

Veuillez consulter le site Web d’Immigration Québec, en particulier la section réservée aux étudiants étrangers, pour obtenir d’autres détails.

3.2 Voyager au Canada

Consultez un agent de voyages pour connaître les diverses options, ou examinez les nombreuses offres en ligne.

En ce qui concerne les voyages, les modalités suivantes sont importantes :

  • Ayez un passeport valide. Assurez-vous qu’il soit valide pendant toute la durée de votre séjour au Canada et de préférence au moins six mois après la date de votre retour.
  • Assurez-vous de bien connaître vos dates de voyage. Songez à acheter un billet modifiable vous permettant de changer votre vol de retour.
  • Les autorités canadiennes n’exigent pas un billet de retour, mais si vous ne l’avez pas en votre possession à votre arrivée au Canada l’agent au point d’entrée devra être satisfait que vous aurez les moyens de l’acheter le moment venu. Certaines compagnies aériennes peuvent exiger un billet de retour.
  • Nous vous recommandons fortement d’acheter une assurance voyage. L’assurance médicale que vous obtiendrez à votre établissement d’enseignement au Canada risque de vous couvrir seulement pendant la période de vos études, sans prendre en compte les jours de déplacement avant et après cette période (voir la section 3.10).
  • Assurez-vous de savoir à quelle heure vous devez être à l’aéroport. Dans le cas des vols internationaux, il faut habituellement se présenter à l’enregistrement au moins deux heures avant l’heure prévue du départ.
  • Sachez où vous logerez une fois arrivé au Canada et comment vous vous y rendrez depuis l’aéroport.
  • Ayez des devises locales que vous pourrez utiliser dans les lieux de transit. Certains pays exigent que vous payiez des taxes d’aéroport en transit, qui n’ont peut-être pas été incluses dans le prix de votre billet. Les devises locales sont utiles aussi pour s’acheter un goûter ou une revue en cours de route.
  • Ayez sur vous une quantité suffisante de devises canadiennes — en argent comptant ou en chèques de voyage.
  • Renseignez-vous sur la franchise de bagages imposée par la compagnie aérienne. Vérifiez combien de bagages vous pouvez emporter et quelles sont les limites de poids et de dimensions.
  • N’acceptez jamais de transporter les bagages de quelqu’un d’autre ou de prendre des articles de quelqu’un d’autre dans vos bagages. Ce pourrait être quelque chose d’illégal, et vous en seriez tenu responsable.
  • Sachez quels articles il est interdit d’apporter au Canada ou lesquels sont visés par des restrictions. Il existe des restrictions sur l’alcool, le tabac, les armes à feu, la nourriture, les produits animaux et végétaux, les drogues et les médicaments d’ordonnance qui ne sont pas approuvés au Canada. Des pénalités sévères sont imposées en cas d’infraction. En outre, des articles qui semblent inoffensifs risquent d’être dangereux à bord d’un avion; il ne faut donc pas les ranger dans ses bagages consignés ou à main. Pendant le vol, on vous remettra une carte sur laquelle vous déclarerez tout ce que vous apportez au Canada.
  • Emportez des articles de toilette de base et des vêtements de rechange dans vos bagages à main, au cas où les vols seraient retardés. Les liquides doivent être mis dans des contenants de moins de 100 ml, et il faut les placer dans un sac de plastique distinct fermé et refermable d'une capacité maximale de 1 litre qui sera vérifié au moment du contrôle de sécurité.
  • Rappelez-vous d’étiqueter clairement tous vos bagages, en inscrivant votre nom et l’adresse complète de votre destination au Canada. En outre, placez, dans vos bagages, une fiche détaillant l’adresse et le numéro de téléphone auxquels on pourra vous joindre au Canada.
  • Au moment de l’enregistrement à l’aéroport, demandez si vos bagages sont enregistrés jusqu’à votre destination finale au Canada, ou si vous devrez les récupérer et les transférer en cours de route. Demandez si les cartes d’embarquement pour tous les vols de correspondance peuvent vous être remises en même temps, ou si vous devez vous enregistrer à chaque aéroport de transit.
  • Rappelez-vous de garder avec vous tous vos documents importants, vos médicaments et vos articles de valeur tels que les appareils photo, les bijoux, les ordinateurs portatifs, les téléphones, les cartes de crédit et l’argent comptant; ne rangez pas ces articles dans vos bagages enregistrés.
  • Numérisez ou photocopiez vos documents importants, envoyez la copie numérisée à votre adresse électronique personnelle ou rangez les copies dans vos bagages; laissez-en d’autres à un ami ou à un parent de confiance qui ne vous accompagnera pas à l’étranger. Ces documents pourraient comprendre :
    • votre passeport;
    • vos billets d’avion;
    • votre certificat d’assurance voyage;
    • la lettre d'acceptation de votre établissement d’enseignement au Canada;
    • la liste des adresses et numéros de téléphone importants;
    • un relevé bancaire prouvant que vous détenez les fonds requis;
    • une lettre de présentation de l’immigration canadienne, au besoin;
    • une ordonnance ou une lettre de votre médecin concernant tout médicament que vous avez avec vous;
    • votre dossier médical et votre carnet de vaccination – ils pourraient vous être utiles s’il vous fallait des soins médicaux à l’étranger;
    • des chèques de voyage;
    • vos antécédents scolaires et vos relevés de notes (université) – ils pourraient être nécessaires pour faire les transferts de crédits, pour prouver que vous avez suivi les cours préalables (étudiants internationaux), ou pour obtenir un travail;
    • la liste de vérification des choses à faire avant le départ (voir la section 8).

Une expérience qui m’a ouvert les yeux

Le programme d’échange d’étudiants de l’Université Saint Mary’s d’Halifax, financé par le Programme canadien des bourses du Commonwealth (PCBC), a été plus qu’une simple éducation : il m’a ouvert les yeux en me permettant de vivre plusieurs expériences sociales et culturelles que je n’oublierai jamais. C’est incroyable de constater combien ces quatre petits mois ont changé ma vie, ont amélioré ma croissance intellectuelle et ont élargi mon réseau universitaire et professionnel.

Sarah Kiden - Ouganda
Université Saint Mary’s: Programme d’échange d’étudiants à la maîtrise ès sciences en systèmes d’information
Lauréate au titre du PCBC (2011)

3.3 Choc culturel

L’expérience de baigner dans une nouvelle culture à temps plein n’est pas du tout la même que celle de voyager comme touriste. Pendant que vous vous adapterez à votre nouvel environnement, vous éprouverez toute une gamme d’émotions allant de l’enthousiasme à l’exaspération. C’est tout à fait normal, et il faut s’y attendre. La présente section vous aidera à vous préparern [1].

On emploie l’expression « choc culturel » pour décrire l’angoisse que l’on ressent quand on s’intègre dans une nouvelle société. On caractérise souvent le choc culturel comme étant un inconfort physique et émotif résultant del’absence de signes et de symboles familiers d’interaction sociale.

L’adaptation culturelle comporte cinq stades prévisibles. La durée et l’intensité de chaque stade varient d’une personne à l’autre, mais chacune subit le choc culturel à un moment ou à un autre au cours de son expérience à l’étranger. En outre, à mesure que vous franchirez les divers stades, il y aura sans doute des situations où vous reviendrez à des stades antérieurs. Avec le temps, vous surmonterez les difficultés et irez de nouveau de l’avant.

Les cinq stades de l’adaptation culturelle

  1. La « lune de miel »
    • Vous êtes optimiste, fasciné, enthousiasmé et aventureux.
    • Ce qui ne vous est pas familier ne vous atteint pas, car vous vivez encore comme si vous étiez chez vous.
  2. Le stade de « l’hostilité »
    • Vous éprouvez de l’hostilité et un sentiment d’aliénation, vous êtes déçu et vous ne vous sentez pas à la hauteur du défi.
    • À mesure que la nouveauté perd de son attrait, vous vous repliez sur vous-même et vous vous sentez seul et déprimé.
    • Votre nouvelle identité commence à paraître, et les différences entre la culture de votre pays natal et celle du pays hôte sont plus évidentes.
    • Vous éprouvez un sentiment d’échec et essayez d’éviter les différences culturelles.
  3. Le stade de « l’adaptation »
    • Vous vous sentez sûr de vous, indépendant et maître de la situation.
    • Vous avez tendance à stéréotyper et à faire des généralisations au sujet de la culture du pays d’accueil, mais vous pouvez aussi faire des blagues au sujet des différences, qui ne vous dérangent désormais plus.
  4. Le stade de « l’interdépendance »
    • Vous vous sentez à l’aise et accepté.
    • Les différences ne dominent plus votre identité; vous faites confiance à votre nouvel environnement et aux personnes qui vous entourent.
    • Vous comprenez la signification des gestes posés dans votre nouveau contexte culturel.
    • Votre objectif primordial consiste à acquérir une identité biculturelle ou multiculturelle.
    • Soulignons que très peu de personnes parviennent à ce stade et que vous ne devez pas estimer que vous avez échoué si vous n’acquérez pas une identité biculturelle ou multiculturelle. C’est le cheminement qui compte.
  5. Le stade du « retour »
    • À votre retour dans votre pays d’origine, vous éprouverez le choc du retour, également appelé « choc culturel inverse ».
    • Les expériences que vous avez vécues vous enthousiasment, mais vous êtes exaspéré quand personne ne vous comprend.
    • Vous constatez que vous avez changé.
    • Vous idéalisez le temps que vous avez passé à l’étranger.

Conseils à suivre pour gérer le choc culturel

  • Renseignez-vous sur la culture canadienne avant de quitter votre pays.
  • Apportez des objets-souvenirs qui vous réconforteront quand votre famille et vos amis vous manqueront.
  • Posez des questions si vous avez des doutes au sujet de quelque chose.
  • Soyez de la partie et joignez-vous à des groupes et à leurs activités.
  • Soyez ouvert à de nouvelles expériences et idées.
  • Parlez à d’autres étudiants internationaux au sujet des expériences qu’ils ont vécues au Canada.
  • Servez-vous des services de soutien professionnel offerts par votre établissement d’enseignement.
  • Essayez de vous détendre et de ne pas tout prendre trop au sérieux; ne vous faites pas de souci inutilement.
Autres renseignements sur le choc culturel

3.4 Travailler au Canada

Sous certaines conditions, vous pourriez être autorisé à travailler au Canada. Ce droit est réservé aux étudiants qui ont un permis d’études.

Si vous détenez un permis d’études, vous pouvez travailler sur le campus de l’établissement que vous fréquentez, s’il est financé par l’État et qu’il décerne des diplômes. Aucun permis de travail n’est nécessaire. L’employeur peut être l’établissement même, la faculté, une organisation étudiante, une entreprise privée ou un entrepreneur privé fournissant des services sur le campus. Vous pouvez aussi travailler à titre d’étudiant diplômé, d’adjoint de recherche ou d’assistant à l’enseignement à l’extérieur du campus, par exemple dans un hôpital universitaire, une clinique ou un institut de recherche rattaché à l’université où vous êtes inscrit.

Les étudiants suivants n’ont pas le droit de travailler en dehors du campus :

  • les étudiants à temps partiel;
  • les étudiants invités ou participant à un programme d’échanges;
  • les étudiants inscrits à un programme d’anglais langue seconde ou de français langue seconde;
  • les étudiants participant à un programme de bourses du Commonwealth du Canada ou au Programme de bourses d’études du gouvernement du Canada;
  • les étudiants participant au Programme de bourses d’études pour l’égalité des chances, au Programme d’échange d’universitaires Canada-Chili ou Canada Chine, ou au Programme des bourses d’études supérieures de l’Organisation des États américains;
  • les étudiants recevant des fonds de l’Agence canadienne de développement international (ACDI);
  • les étudiants qui ont déjà reçu un permis de travail hors campus, mais qui n’ont pas maintenu leur admissibilité ou qui ne se sont pas conformés aux conditions de délivrance de leur permis de travail ou d’études;
  • les étudiants fréquentant l’école secondaire à temps plein.

Certains programmes universitaires exigent une expérience de travail. Les étudiants étrangers souhaitant s’inscrire à un programme coopératif ou à un programme de stage doivent demander un permis de travail en plus du permis d’études.

Si vous voulez travailler au Canada après avoir obtenu votre diplôme, vous devez demander un permis de travail au titre du Programme de travail postdiplôme. Si vous voulez demeurer au Canada à titre de résident permanent après avoir obtenu votre diplôme, un certain nombre de programmes s’offrent à vous, chacun étant assorti de ses propres exigences (voir la section 7.4).

Si vous êtes inscrit à temps plein dans un établissement d’enseignement postsecondaire financé par l’État et détenez un permis d’études valide, votre époux ou conjoint de fait (personne qui vit avec vous dans une relation conjugale depuis au moins 12 mois) peut demander un permis de travail ouvert, ce qui signifie que ni une offre d’emploi ni un avis sur le marché du travail du Guichet emplois n’est requis. La validité du permis de travail de votre époux ou conjoint est la même que celle de votre permis d’études.

D'autres renseignements sur le droit de travailler au Canada figurent sur le site Web de Citoyenneté et Immigration Canada.

3.5 Emploi

Avant de décider de chercher un emploi pendant vos études, réfléchissez bien à ce qui suit :

  • Ne vous attendez pas à financer vos études au Canada au moyen d’un emploi à temps partiel. Cela risque d’être irréaliste; il est sage d’épargner ou de trouver d’autres sources de financement d’avance pour parer aux difficultés éventuelles.
  • Il est possible que vous ne trouviez pas d’emploi convenable, ou que vos études et vos autres activités ne vous laissent pas beaucoup de temps pour occuper un emploi.
  • Si vous cherchez effectivement un emploi, soyez réaliste quant au temps que vous pourrez lui consacrer et voyez quels emplois correspondent à vos habiletés et à votre expérience. En général, au premier cycle universitaire pour chaque heure de cours, vous devrez effectuer au moins deux heures de travail personnel.
  • Prenez le temps de vous renseigner sur le marché du travail canadien, sur les lois applicables et sur vos droits en milieu de travail.

Numéro d’assurance sociale

Il faut posséder un numéro d’assurance sociale (NAS) pour travailler au Canada ou recevoir des prestations de l’État. Procurez-vous un formulaire de demande de NAS à l'aéroport, dès votre arrivée, ou plus tard en vous adressant à un Centre Service Canada.

Autres renseignements

Droits des travailleurs et avantages sociaux

Les lois fédérales et provinciales protègent les travailleurs et les employeurs en fixant les salaires minimums, les normes de santé et de sécurité au travail et le nombre d’heures de travail. Elles définissent le droit au congé de maternité et à des vacances annuelles payées. Il existe des lois pour protéger les travailleurs contre la discrimination, y compris le traitement inéquitable par l’employeur pour des motifs fondés sur la race, la religion, la nationalité, le sexe, l’âge, l’orientation sexuelle ou l’incapacité.

Au Canada, les travailleurs doivent toucher au moins le salaire minimum tel qu’il est fixé par le gouvernement de la province ou territoire où ils sont employés.

La loi autorise votre employeur à déduire de votre chèque de paie divers montants pour l’impôt sur le revenu, le Régime de pensions du Canada, l’assurance-emploi et, le cas échéant, les prestations imposables et les cotisations syndicales.

Autres renseignements

Conseils généraux

  • Ne travaillez pour aucun employeur à moins d’avoir signé un contrat. Sans cette preuve d’emploi, vos droits risquent d’être considérablement réduits en cas de problème.
  • Demandez toujours un bordereau de paie et conservez-le dans un lieu sûr.
  • Vérifiez votre bordereau de paie pour vous assurer que les impôts nécessaires ont été déduits de votre paie. Il est illégal de ne pas retenir l’impôt à la source.
  • N’acceptez aucun emploi « au noir » en échange d’une paie en argent comptant, dans un contexte où vous n’êtes pas enregistré comme employé en bonne et due forme. Ces emplois sont illégaux, et vous risquez d’être lourdement pénalisé si vous êtes pris.
  • Apprenez les dispositions fondamentales des lois canadiennes du travail pour connaître vos droits.
  • Assurez-vous que l’employeur vous verse au moins le salaire minimum.

Trouver un emploi

  • Renseignez-vous sur les possibilités d’emploi dans votre région au centre de carrières de votre établissement d’enseignement, auprès de votre administration municipale, dans les journaux et dans les banques d’emplois accessibles en ligne.
  • Préparez votre CV dans un format canadien. Vous trouverez des modèles et des conseils sur le site web des Services aux jeunes

Les sites Web suivants contiennent aussi des listes d’emplois :

3.6 Bourses d’études

Divers programmes et possibilités de financement sont offerts aux étrangers qui veulent étudier au Canada. La première source d’information est le site Web consacré aux Bourses internationales. Aide financière et bourses d’études pour diplômés Pour la plupart, les universités canadiennes offrent, sous une forme ou une autre, une aide financière aux étudiants internationaux inscrits à des programmes de deuxième ou de troisième cycle. Cela peut comprendre :

  • un poste d’assistant d’enseignement/de recherche;
  • un fonds de recherche;
  • une bourse d’études supérieures;
  • une bourse d’études externe;
  • une bourse d’aide financière.

La valeur de ces bourses varie beaucoup en fonction du département et de l’établissement. Afin d’en savoir plus, communiquez avec l’établissement que vous comptez fréquenter.

Les étudiants internationaux peuvent aussi se qualifier pour obtenir une aide financière du gouvernement canadien ou une bourse d’études externe.

Voici des exemples précis :

  • le Programme de bourses d'études supérieures du Canada Vanier : Bourses de doctorat de 50 000 $ par année pendant trois ans, décernées à des étudiants exceptionnels. Ces bourses prestigieuses se comparent aux bourses Rhodes et Fulbright.
  • Bourses de doctorat de la Fondation Trudeau : Il s’agit d’un programme qui attire un grand nombre de candidatures, offrant des bourses de doctorat en sciences humaines et sociales; quelques-unes d’entre elles sont décernées à des étudiants internationaux. La demande du candidat doit être présentée par son université, et il doit avoir entrepris sa première ou sa deuxième année d’études de doctorat.

Autres renseignements : Consultez le site web de l’Ambassade ou Haut-commissariat du Canada responsable de votre pays pour obtenir des renseignements sur d’autres bourses.

3.7 Le tourisme au Canada

D’un océan à l’autre et partout sur son territoire, le Canada offre des sites grandioses à voir : depuis les côtes accidentées de l’île de Vancouver jusqu’aux montagnes Rocheuses, dans l’Ouest, et depuis les lacs et plaines des Prairies jusqu’aux majestueuses chutes Niagara, en Ontario, sans oublier les pittoresques villages de pêcheurs des Maritimes et les splendeurs naturelles du Grand Nord, chaque région est unique en son genre et mérite d’être explorée.

Parcourez la liste des dix principales choses à faire au Canada. Pour en savoir plus, consultez les sites Web provinciaux et territoriaux consacrés au tourisme (voir la section 3.8.)

3.8 Liste de liens utiles pour les voyages

Dix principles choses à faire au Canada

  • Admirer l’eau franchir en trombe les chutes Niagara, faire du rafting en eau vive dans les Territoires du Nord-Ouest ou de la voile sur les Grands Lacs.
  • Faire du ski dans les Rocheuses, dans l’Ouest, ou encore au mont Tremblant et au mont Sainte-Anne, dans l’Est.
  • Découvrir le Carnaval, le formidable festival d’hiver présenté par la Ville de Québec, ou jeter un coup d’œil dans l’Hôtel de glace, célèbre dans le monde entier.
  • Admirer les cowboys monter à cheval et manier le lasso au Stampede de Calgary, ou visiter la plage intérieure au West Edmonton Mall.
  • S’imprégner des couleurs automnales dans un parc national; aller faire du camping, du canotage, de la randonnée pédestre ou du surf l’été, ou de la raquette, du ski de fond ou du ski alpin l’hiver.
  • Explorer les prairies à cheval, pratiquer la pêche à la mouche au Manitoba, ou prendre ses vacances dans une ferme en Saskatchewan.
  • Patiner sur le canal Rideau à Ottawa, la plus longue patinoire du monde, ou faire l’ascension de la Tour CN, au centre-ville de Toronto.
  • S’émerveiller devant les aurores boréales dans l’Arctique canadien, faire une randonnée en traîneau à chiens au Yukon, ou admirer les icebergs au large des côtes de Terre-Neuve.
  • Se payer un légendaire dîner de homards dans les Maritimes, ou observer les baleines dans la baie de Fundy, au Nouveau Brunswick.
  • Parcourir à pied les plages de sable rouge de l’Île du Prince Édouard et pêcher les huîtres au râteau sur les berges.

Services gouvernementaux

Le tourisme canadien, par province ou territoire

Transporteurs aériens (intérieurs)

L'avion est le mode de transport le plus rapide pour se déplacer en Amérique du Nord. Les deux plus grands transporteurs nationaux, soit Air Canada et WestJet, desservent la plupart des villes canadiennes. Parmi les transporteurs régionaux figure Porter Airlines qui assure la liaison entre l’aéroport de l’île de Toronto et Ottawa, Montréal, Halifax ainsi que quelques villes américaines. Tous les transporteurs aériens canadiens offrent des services de réservation en ligne, et la plupart ont établi une gamme de tarifs pour l’aller simple.

Voyager en train au Canada

VIA Rail assure le transport ferroviaire de personnes au Canada. Cela comprend deux départs par semaine entre Montréal et Halifax et le service entre Montréal et Toronto jusqu’à Vancouver.

Voyager en autocar au Canada

Au Canada, des autobus et autocars assurent un service local ou longue distance. En plus des services urbains de transport en commun, les entreprises canadiennes de transport par autobus ou autocar offrent un réseau complet de services fiables dans tout le pays; mentionnons en particulier des liaisons fréquentes de centre-ville à centre-ville entre les grands centres urbains.

3.9 Devises canadiennes et services bancaires

La devise officielle du Canada est le dollar canadien. Chaque dollar équivaut à 100 cents.

La devise canadienne est offerte en billets de 5 $, 10 $, 20 $, 50 $ et 100 $.

Les pièces de monnaie canadiennes sont les suivantes : le cent et les pièces de 5, 10 et 25 cents, la pièce d’un dollar (huard) et la pièce de deux dollars. Il est rare que l’on voie une pièce de 50 cents, bien que la Monnaie royale canadienne en frappe pour souligner des occasions spéciales.

Afin d’en savoir plus, veuillez consulter les sites suivants :

Services bancaires

Les banques canadiennes ressemblent beaucoup à leurs équivalents américains et européens à de nombreux égards. La plupart facturent des frais pour les services offerts à la clientèle et présentent toute une gamme de produits. Un compte bancaire de base coûte environ 5 $ par mois. Même s’il n’est pas obligatoire d’ouvrir un compte en banque au Canada, les grandes banques canadiennes offrent d’excellents comptes et services pour étudiants qui pourraient vous faire épargner des frais sur les opérations internationales et vous faciliter la gestion de votre argent.

Renseignez-vous sur les genres de comptes pour étudiants auprès de n’importe quelle banque canadienne, ou voyez si votre banque actuelle a établi des partenariats au Canada.

La plupart des magasins acceptent diverses méthodes de paiement, y compris l’argent comptant et les cartes de crédit et de débit. On utilise fréquemment les chèques pour payer de grosses sommes, par exemple le loyer et les factures courantes. Votre banque vous remettra des chèques personnalisés quand vous ouvrirez un compte. Les services bancaires sur Internet sont courants, et c’est là une méthode largement acceptée pour payer les comptes et faire d’autres transactions. De nombreuses universités offrent la possibilité de payer en ligne les frais de scolarité et autres frais.

Cartes de crédit

Les cartes Visa et MasterCard sont les deux principales cartes de crédit acceptées par la plupart des grandes entreprises. La carte American Express l’est elle aussi, mais dans moins de commerces. Il se peut que votre carte Visa ou MasterCard soit acceptée au Canada, mais assurez-vous de vérifier auprès de votre banque au préalable et soyez au courant des taux de change et des frais pour les transactions effectuées à l’étranger. 

Guichets automatiques bancaires

Au Canada, les guichets automatiques bancaires (GAB) sont nombreux et faciles à trouver. Il y en a dans la plupart des centres commerciaux, sur les lieux des attractions touristiques et dans les banques, ainsi que dans certains commerces de proximité ou « dépanneurs » et stations-service.

La plupart des GAB sont exploités par les grandes banques. Vous pouvez retirer des fonds de GAB non gérés par votre propre banque, mais des frais de 1 $ à 2,50 $CAN vous seront facturés pour faire un retrait d’un compte local, et ils seront plus élevés s’il s’agit d’un compte étranger. Renseignez-vous sur les frais de retrait à l’étranger auprès de votre banque, dans votre pays, avant d’utiliser votre carte de débit au Canada.

On peut faire des retraits à n’importe quel GAB. Afin d’accéder à d’autres fonctions bancaires, par exemple les dépôts, le paiement des factures, l’impression de relevés de compte et les transferts entre divers comptes, vous devez utiliser un GAB ayant un lien avec votre propre banque.

Vérifiez auprès de votre banque si votre carte sera acceptée aux GAB canadiens et si les réseaux utilisés (par exemple, Cirrus, Plus, Interac) sont compatibles. Votre banque peut vous informer au sujet des réseaux et des frais de retrait internationaux. Certaines banques étrangères ont conclu des accords avec les banques canadiennes.

Vous pouvez aussi obtenir une avance de fonds en utilisant votre carte de crédit aux GAB canadiens, mais les frais et les taux d’intérêt risquent d’être élevés. Renseignez-vous sur les frais directement auprès de la société émettrice de votre carte de crédit, avant de quitter votre pays, et faites-lui connaître vos plans de voyage outre-mer, faute de quoi votre carte risque d’être considérée comme ayant été volée une fois que vous l’aurez utilisée au Canada, ce qui pourrait entraîner le blocage de votre compte.

Heures d’ouverture des banques

La plupart des banques sont ouvertes du lundi au vendredi, de 10 h à 16 h ou à 17 h. Certaines succursales ferment plus tard, soit à 19 h, un soir par semaine, et d’autres appliquent des heures d’ouverture restreintes le samedi. La majorité des banques sont fermées le dimanche.

Transferts d’argent au Canada

Les chèques de voyage constituent un moyen facile de transférer des fonds au Canada. On peut en acheter à la plupart des banques et ils se présentent sous diverses coupures. Ils sont sûrs, et l’on peut les encaisser immédiatement à n’importe quelle banque ou bureau de change. N’oubliez pas de faire des photocopies de vos chèques de voyage au cas où ils seraient perdus ou volés.

Vous pouvez aussi transférer des fonds au moyen d’une traite bancaire établie dans un autre pays, mais son acceptation par la banque canadienne peut prendre jusqu’à huit semaines, et des frais de service s’appliqueront.

Certaines banques peuvent transférer des fonds dans votre compte canadien par voie électronique. Les frais varient d’une banque à l’autre, mais ils s’établissent en moyenne à 30 $.

Voici les principales banques et caisses populaires canadiennes :

3.10 Assurance-maladie et assurance voyage

Le régime universel de soins de santé du Canada est bien développé en raison des efforts concertés du gouvernement fédéral et des gouvernements provinciaux.

Chaque province ou territoire gère les soins de santé dans sa région et assure tous les citoyens quant aux soins dispensés par les hôpitaux et les médecins. Presque tous les établissements d’enseignement postsecondaire offrent un régime d’assurance médicale aux étudiants internationaux. Consultez le site web de l’établissement d’enseignement canadien que vous comptez fréquenter pour vous renseigner sur l’assurance-maladie qu’il met à votre disposition.

Que vous comptiez ou non contracter une assurance auprès d’un établissement canadien, nous vous recommandons fortement de vous procurer une assurance-voyage-maladie. Pour plus de renseignements, communiquez avec votre agent de voyage ou consultez les sites web des mutuelles et compagnies d’assurance santé.

3.11 Les pourboires

Au Canada, la coutume veut que l’on donne un pourboire aux fournisseurs de services tels que les barmans, les serveurs, les coiffeurs, les concierges et les chauffeurs de taxi. Un pourboire est une marque d’appréciation du service reçu et il n’est pas automatiquement inclus dans la facture ou l’addition. Demandez à vos collègues quel pourboire il convient de laisser pour divers services dans votre région.

3.12 Taxes de vente

La taxe sur les produits et services (TPS) est une taxe nationale de 5 p. 100 ajoutée au prix de la majorité des biens. Elle n’est pas comprise dans le prix affiché de l’article, mais elle est ajoutée au total, au moment où l’on passe à la caisse.

Certaines provinces appliquent aussi une taxe de vente harmonisée (TVH) qui combine une taxe de vente provinciale et la TPS. La taxe totale combinée au point de vente, selon la province, est la suivante :

  • Nouveau-Brunswick (13 %);
  • Terre-Neuve-et-Labrador (13 %);
  • Nouvelle­-Écosse (15 %);
  • Ontario (13 %);
  • Île-du-Prince-Édouard (14 %).

Certaines provinces n’ont pas encore adopté de TVH et elles continuent de facturer une taxe de vente provinciale et la TPS séparément, mais les deux taxes sont ajoutées au total au point de vente. La taxe de vente provinciale dans ces provinces est la suivante :

  • Colombie-Britannique – 7 %, pour un total de 12 %;
  • Manitoba – 7 %, pour un total de 12 %;
  • Québec – 10 %, pour un total de 15 %;
  • Saskatchewan – 5 %, pour un total de 10 %

Remarque : L’Alberta, le Nunavut, le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest n’appliquent aucune taxe de vente provinciale.

NOTE IMPORTANTE AU SUJET DE LA TAXE DE VENTE : Dans l’ensemble du pays, la taxe de vente est ajoutée à la facture au moment du paiement et elle n’est pas indiquée sur l’étiquette de prix. Par conséquent, le prix total que vous paierez sera de cinq à dix pour cent plus élevé que le prix affiché ou annoncé.

3.13 Le coût typique de certains produits ou articles en dollars canadiens

Le coût des produits ou articles
Produit ou articleCoût
Lait (1 litre)2 $
Œufs (dozaine)3 $
Pommes de terre (4,5 kg)5 $
Provisions pour une personne (par mois)250 $ - 350 $
CD (musique)20 $
Essence (1 litre)1.15 $ - 1.30 $
Billet d'autobus (Transport et commun)2.50 $ - 3.00 $
Repas dans un restaurant15 $ - 30 $
Repas de restauration rapide5 $ - 10 $
Tasse de café2 $
Pinte de bière5 $ - 7 $
Cinéma13 $ - 20 $
Téléphone portable/cellulaire (Abonnement mensuel)50 $
Internet haut débit (par mois)40 $
Télévision par câble (par mois)25 $ - 50 $
Timbre-poste (au Canada) (0-30g)0.61 $
Timbre-poste (international)(0-30g)1.80 $
Auberge de jeunesse25 $
Loyer (studio dans une grande ville)700 $ – 1,100 $
Loyer (studio dans une petite ville)500 $ – 700 $

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[1] Adaptation de l’ouvrage intitulé Choc culturel, Comité de coordination du service volontaire international de l’UNESCO.

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Date de modification :
2014-04-24