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 À quoi s'attendre

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Le Canada est réputé internationalement pour son accueil et sa diversité...

 
Aperçus culturels : Le Canada

Premier contact                 Au travail               Contexte culturel

Premier contact
  1. Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder? Y a-t-il des sujets qui pourraient offenser les gens ou qui devraient être évités pour toute autre raison? Peut-on faire preuve d’humour?
  2. Que dois-je savoir à propos des aspects de communication suivants : la distance acceptable à prendre lorsqu’on parle à quelqu’un? l’importance d’établir un contact visuel (ou non)? le toucher, la gestuelle, les expressions faciales, le ton de voix et la franchise?
  3. Les démonstrations d’affection, de colère ou d’autres émotions sont-elles acceptables en public? Est-ce qu’elles sont courantes?
  

1. Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder? Y a-t-il des sujets qui pourraient offenser les gens ou qui devraient être évités pour toute autre raison? Peut-on faire preuve d’humour?

 

Drapeau de l'Équateur À votre première rencontre avec un Canadien, vous pourrez discuter de différents sujets. La première question qui vous sera sans doute posée portera sur votre occupation professionnelle car les Canadiens accordent beaucoup d’importance à leur vie professionnelle. Ils s’informeront également de votre domaine d’études et ou de vos expériences de travail.

Les Canadiens aiment voyager et sont par conséquent assez curieux concernant la géographie mondiale et la façon de vivre dans d’autres pays. Lorsque vous rencontrerez un Canadien pour la première fois, vous pourriez être appelé à discuter d’endroits à visiter, au Canada ou dans votre pays. Ils s’intéressent aux autres pays, y compris les mets nationaux, les coutumes, la musique, l’environnement politique. Ces interactions peuvent varier selon la façon dont s’établit le contact. Par exemple, si vous rencontrez une personne pour discuter d’affaires, la conversation pourrait se limiter à des sujets neutres. Par contre, si vous rencontrez des Canadiens par le truchement d’amis ou d’associations, le contact peut se révéler beaucoup plus personnalisé.

De par leur nature, les Canadiens s’intéressent vivement aux « autres » et ils vous demanderont probablement en premier lieu de quel pays vous venez. Ce type de question favorise l’affirmation de l’identité et l’établissement de l’appartenance. Cette question est également posée aux Canadiens d’autres régions et aux nouveaux arrivants au Canada. Les Canadiens ont une forte tendance à exprimer leur identité par la différenciation, soit en soulignant les différences entre les provinces, soit en affirmant leur différence avec leurs cousins américains.

L’humour doit être pratiqué avec prudence avec les Canadiens, d’autant plus que le sens de rectitude politique est très marqué dans de nombreux cercles sociaux. Accordez-vous le temps d’observer afin de bien saisir les limites acceptables de l’humour qui peut être pratiqué et, ainsi, éviter d’offusquer vos interlocuteurs. Il est important de noter que le sens de l’humour peut varier d’une région à une autre et même d’une ville à une autre. Dans l’Est du Canada, l’humour est quelque peu différent de celui qui a lieu dans l’Ouest, par exemple.

À la première rencontre, vous devriez éviter de parler d’argent, de salaire, de religion et de politique et, surtout, du mouvement séparatiste au Québec. Les nouveaux arrivants au Canada peuvent choisir les sujets de discussion à la lumière des répliques de leur interlocuteur canadien.

 



 

Drapeau du Canada De bons sujets pour aborder une conversation sont : le travail, les études, le temps qu’il fait (un excellent sujet pour briser la glace), sa maison, les vacances, les sports (et plus particulièrement le hockey, le football américain, le base-ball, les sports aquatiques et de plus en plus le soccer/le football) ainsi que les activités de loisirs. En règle générale, les Canadiens ne parlent pas de leur salaire ou de leurs finances personnelles, ni de leurs émotions. Pour certains, le mariage et les enfants sont des sujets trop personnels pour en discuter avec un étranger.

En règle générale, il est préférable de maintenir un niveau de conversation assez léger et, si possible, plutôt divertissant. Les personnes qui tiennent à discuter d’un sujet en profondeur poseront des questions en ce sens. Dans tous les cas, il vaut mieux ne pas discuter trop sérieusement d’un sujet.

Les sujets de discussion appropriés varieront selon les interlocuteurs. La plupart des Canadiens sont assez bien informés sur la politique locale et nationale, mais plusieurs ne s’y intéressent absolument pas. Vous entendrez beaucoup de Canadiens se plaindre concernant la politique et les politiciens, mais ils n’en demeurent pas moins très sensibles à la perception qu’ont les étrangers de leur pays. Ainsi, il vaut mieux ne pas vous laisser aller à critiquer le Canada. Beaucoup de Canadiens ont voyagé à l’étranger et ont connu différents degrés d’exposition aux us et coutumes des autres pays. Plus ils ont voyagé, plus ils sont curieux de connaître les perceptions des étrangers sur leur pays. Cependant, je ne vous recommanderais pas d’en faire le principal sujet de conversation.

Souvent, les Canadiens vont se dire très fiers de la beauté des paysages de leur pays et de leur capacité de s’adapter à des températures parfois très froides. Les musiciens, les écrivains, les producteurs de cinéma et les acteurs (plus particulièrement les humoristes) constituent aussi une importante source de fierté nationale. Les hommes canadiens sont fiers de la bière canadienne et du hockey, et les femmes le deviennent de plus en plus. Les Canadiens, en général, n’apprécient pas qu’on les confonde avec les Américains.

Si vous voulez impressionner des Canadiens, montrez-leur que vous avez bien cerné les différences entre eux et les Américains. La plupart des Canadiens se considèrent plus humbles, plus drôles, plus tolérants et moins agressifs que les Américains. Toutefois, je ne vous recommande pas de verser dans l’excès en critiquant les Américains. L’économie du Canada est largement tributaire de celle des États-Unis et d’importants liens culturels et historiques se sont tissés entre les deux pays. De plus, beaucoup de Canadiens ont de la parenté qui vit aux États-Unis.

Les Canadiens adoptent généralement un comportement de rectitude politique et accordent beaucoup d’importance au principe d’équité, quoique cela varie d’une région à une autre. Vous devrez présenter votre point de vue avec beaucoup de prudence lors des discussions portant sur les classes sociales, la discrimination raciale et autre, ainsi que le régime de soins de santé. Les Canadiens considèrent que leur société est très tolérante et qu’elle est davantage concernée par les questions sociales que la société américaine.

Les généralisations concernant le peuple canadien peuvent aussi exacerber les sensibilités régionales. Les Canadiens de la région centrale du pays estiment représenter les intérêts de l’ensemble du pays. Les Québécois, les gens des Maritimes, du Nord, de la côte Ouest, de l’Ouest et des Prairies défendent souvent des points de vue divergents et n’hésitent pas à relever les différences. On remarque une dynamique semblable entre Toronto et les villes de sa banlieue. On note également d’importantes différences culturelles avec les autres grandes villes.

 

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2. Que dois-je savoir à propos des aspects de communication suivants : la distance acceptable à prendre lorsqu’on parle à quelqu’un? l’importance d’établir un contact visuel (ou non)? le toucher, la gestuelle, les expressions faciales, le ton de voix et la franchise?

 

Drapeau de l'Équateur Les Canadiens préservent jalousement leur « bulle » d’espace personnel ainsi que leur vie privée, ce qui fait d’eux des personnes généralement très réservées. Il leur faut un certain temps avant de s’ouvrir aux inconnus et aux nouveaux arrivants, ce qui ne signifie pas pour autant que le peuple canadien n’est pas un peuple accueillant. Les Canadiens sont en général polis et civilisés. Ainsi, la discussion au cours d’une première rencontre ne portera que très rarement sur des aspects personnels de leur vie, tels que leur salaire, leur poids, leur régime alimentaire, leur état de santé, etc., mais cela peut changer au fur et à mesure que la relation évolue ou si l’objet de la rencontre y est propice.

Lorsqu’on fait la queue dans un magasin ou dans une banque, par exemple, on garde une distance d’au moins 14 pouces entre soi et les autres. Cette règle doit être observée lorsque l’on côtoie les gens et plus particulièrement encore lorsqu’un homme s’adresse à une femme. Les hommes et les femmes protègent leur bulle, parfois en donnant un signal actif et d’autres fois par un langage du corps plus subtil qui peut être facilement observé en tout temps. Les règles varient selon la province. Par exemple, au Québec, les gens n’ont généralement pas besoin d’une si grande bulle et ils sont plus portés à se toucher que les autres Canadiens. Les Québécois favorisent un accueil plus physique en se faisant des étreintes et des bises. Ils font la bise aux étrangers après seulement quelques rencontres.

Les hommes ont plus tendance que les femmes à gesticuler en parlant et, de même, les jeunes gesticulent plus que les personnes d’un certain âge. D’une façon générale, les Canadiens respectent un certain décorum dans les endroits publics et n’enfreignent ce code que dans des situations exceptionnelles. Le contact visuel est perçu comme une manifestation de respect et de sincérité. Il confirme également un engagement sincère entre deux personnes. Les différents aspects de la communication, et plus particulièrement le ton de la voix et le contact visuel, s’inscrivent dans une dynamique complexe tenant compte du sexe de l’interlocuteur et de sa classe sociale. Les personnes qui jouissent d’un plus grand prestige peuvent se permettre d’enfreindre les règles et donnent en quelque sorte le ton de la rencontre.

 



 

Drapeau du Canada Les Canadiens sont très différents les uns des autres. L’environnement ethnique et le lieu de résidence déterminent, dans une large mesure, le niveau d’aisance des Canadiens avec le contact physique.

Toutefois, de façon générale, les Canadiens s’attendent à un comportement poli et respectueux de la part des autres dans les lieux publics et privés. Les gens sont en général très conscients de leur espace vital (ni plus, ni moins que la longueur d’un bras), et plus particulièrement lorsqu’ils se trouvent en présence de personnes qu’ils ne connaissent pas. Il est sage d’observer attentivement le degré d’aisance d’une personne en ce qui a trait au contact physique et sa préférence concernant l’espace à respecter entre elle et vous.

Les Canadiens ne maintiennent pas un contact visuel constant. Ils considèrent toutefois comme un signe de malhonnêteté ou d’insécurité le fait qu’une personne refuse ou réfrène un contact visuel.

Les Canadiens méprisent quelques habitudes personnelles courantes dans certaines cultures comme se racler la gorge d’une façon agressive, ne pas porter de déodorant, roter en public, faire du bruit en buvant, mâcher en ouvrant la bouche, et cracher.

Les Canadiens se saluent généralement en se serrant la main, particulièrement en public ou dans le milieu de travail. Dans certains cas, et plus particulièrement chez les francophones entretenant une relation d’amitié, les hommes et les femmes se font la bise sur chaque joue. Les anglophones, eux, sont parfois portés à se faire une accolade entre amis. Les hommes ne sont pas portés à se toucher au-delà de la traditionnelle poignée de mains, à moins d’avoir atteint un niveau élevé d’aisance avec cette personne ou de pratiquer un sport ensemble. Cette règle s’applique également pour les contacts entre hommes et femmes. Les femmes ont toutefois plus de latitude dans l’application de ces règles. Cependant, se tenir par la main ou maintenir un contact physique prolongé avec une personne est réservé aux relations intimes ou au milieu familial. Les membres de la famille maintiendront souvent un contact physique très proche avec les jeunes enfants.

Beaucoup de Canadiens n’apprécient pas les gens qui gesticulent beaucoup lorsqu’ils parlent et associent même cette habitude à une manifestation d’insécurité. Les Canadiens s’attendent toutefois à ce que leurs interlocuteurs provenant d’une autre culture parlent davantage qu’eux avec leurs mains et leur corps.

L’un des gestes à éviter est de bouger son index de gauche à droite car il est habituellement utilisé avec les enfants pour leur faire comprendre qu’ils ne doivent pas faire ceci ou cela.

 

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3. Les démonstrations d’affection, de colère ou d’autres émotions sont-elles acceptables en public? Est-ce qu’elles sont courantes?

 

Drapeau de l'Équateur Dans la logique du sens marqué de la bulle personnelle et de la réserve, les Canadiens ne sont généralement pas portés à exprimer des marques d’affection en public. En fait, des personnes que je ne connaissais pas m’ont déjà reproché verbalement d’avoir embrassé mon amoureux dans la rue.

Les Canadiens acceptent implicitement les marques d’affection « positives mais neutres » comme, par exemple, lorsque de vieux amis se retrouvent après un certain temps, les félicitations pour les réussites, etc. Les Canadiens n’ont pas l’habitude de crier en public. Les gens n’hésitent pas à faire intervenir la police dans les cas de violence ou d’attaque (verbale ou physique). Ils évitent en général les conflits et les confrontations et ne sont pas portés à intervenir directement.

Les règles régissant les réactions et l’expression d’émotions et de marques d’affection sont à peu près les mêmes dans le milieu de travail (secteur public ou privé). Les Canadiens apprécient beaucoup le décorum, ce qui pose des limites quant aux types de marques d’affection que l’on peut donner en public. Les Canadiens se saluent en se donnant une poignée de main, sans considération au sexe ou au rang social. Les collègues de travail qui se connaissent bien se permettent parfois des marques d’affection plus ouvertes, dont la bise (habituellement deux bises, à savoir une sur chaque joue).

 



 

Drapeau du Canada Habituellement, les Canadiens n’apprécient pas l’agressivité au volant, ni les personnes qui démontrent un comportement agressif. Ils sont peu tolérants à l’endroit des personnes qui crient après les autres ou qui manifestent leurs émotions de façon déplacée en public. Beaucoup d’anglophones ne sont pas à l’aise avec les débordements d’émotions, surtout lorsqu’ils ne connaissent pas bien la personne. Au Québec et dans diverses communautés d’immigrants, les émotions sont exprimées généralement plus librement.

 

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