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 Les systèmes d'éducation au Canada

Le systèmes d'éducation au Canada
Les Canadiens accordent une très grande importance à l'apprentissage et ont mis sur pied un système d'éducation de calibre mondial aux normes élevées.

 

Aperçu
Structure
Caractéristiques démographiques générales de la population étudiante
Programmes

Aperçu

La Loi constitutionnelle de 1867 confère aux provinces une compétence exclusive en matière d'éducation à l'intérieur de leurs frontières. Les autorités législatives provinciales et territoriales ont conçu leurs propres structures et établissements pédagogiques, créant ainsi 13 systèmes éducatifs qui comportent de nombreuses similarités et quelques différences. La responsabilité de l'éducation, pour chaque juridiction, est généralement assumée par un ou plusieurs ministères de l'Éducation. En outre, d'autres organismes publics et privés jouent divers rôles de consultation, de recherche et d'information auprès des décisionnaires.

La totalité des établissements postsecondaires « reconnus » au Canada ont reçu de leur gouvernement provincial ou territorial respectif le droit de conférer des titres scolaires, en vertu soit de chartes, soit de lois adoptées afin de garantir ou de faciliter la mise en æuvre de mécanismes concernant la qualité des établissements et des programmes. Les établissements « inscrits » ou « autorisés » sont avant tout contrôlés par le gouvernement à des fins de protection des consommateurs, plutôt qu'à des fins de garantie de leur qualité et de celle des programmes qu'ils dispensent.

Il y a un ou deux ministres responsables de l'éducation dans chaque province et territoire. À l'échelon pancanadien, le Conseil des ministres de l'Éducation (Canada) [CMEC] joue le rôle d'une tribune pour les ministres provinciaux de l'Éducation, leur permettant ainsi de discuter de questions d'intérêt commun, d'étudier des possibilités de coopération, d'échanger de l'information et de coordonner des activités relatives à l'éducation sur la scène internationale.

Les ministères fédéraux jouent également un rôle indirect dans ce secteur. Affaires étrangères Canada (AEC) et Commerce international Canada (CICan) ainsi que Ressources humaines et Développement social Canada (RHDSC) encouragent les échanges internationaux d'étudiants. Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) et l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) contrôlent l’accès aux frontières canadiennes en attribuant les permis d’études aux étudiants qui satisfont aux critères demandés. AEC et l’Agence canadienne de développement international (ACDI) fournissent des bourses pour un nombre limité d'étudiants étrangers inscrits dans les établissements éducatifs canadiens.

Le CMEC suit de près les faits internationaux récents en matière d'enseignement supérieur par l'entremise d'une entente conclue avec le MAECI en vue de garantir que le Canada est représenté aux discussions internationales relatives à l'enseignement postsecondaire. Statistique Canada, par l'entremise du Conseil des statistiques canadiennes de l'éducation, collabore avec le CMEC, les provinces et les territoires à la collecte, à la coordination et à la publication de statistiques pancanadiennes sur l'éducation.

Les établissements publics d'enseignement postsecondaire du Canada reçoivent la majorité de leur financement de sources gouvernementales fédérales, provinciales et territoriales dont la plus grosse partie provient directement des provinces et territoires. Le reste est obtenu par l'entremise des droits de scolarité, de subventions de recherche, de contrats passés avec des entreprises et le secteur de l'industrie, des contrats de recherche gouvernementaux, de dons et revenus d'investissement.

Structure

Les systèmes provinciaux et territoriaux d'enseignement au Canada ont des structures similaires de base. Chaque système est divisé en trois paliers – primaire, secondaire, postsecondaire – bien que les années auxquelles chaque palier débute et se termine varient. Toutes les instances offrent une scolarité primaire et secondaire universelle et gratuite, soit 12 années à l'exception du Québec où cette scolarité est d’une durée de 11 ans. La scolarité est obligatoire jusqu'à l'âge de 15 ou 16 ans dans la plupart des provinces. Au Manitoba, elle l'est jusqu'à 17 ans et au Nouveau-Brunswick, jusqu'à 18 ans ou jusqu'à l'obtention du diplôme d'études secondaires.

L'enseignement postsecondaire est dispensé dans des établissements publics et privés. Ils peuvent être « reconnus », « inscrits » ou « autorisés » par le gouvernement, ou bien ne faire l'objet d'aucune réglementation.

Les établissements d'enseignement postsecondaire décernent des grades, des diplômes, des certificats et des attestations en fonction de leur nature et de la longueur des programmes suivis. Dans les universités et collèges universitaires, l'emphase est placée sur des programmes menant à un grade. Un certain nombre offre des grades dans des secteurs d’études appliquées. Tous les autres établissements mettent l'accent sur des programmes menant à des diplômes, des certificats et des attestations.

Caractéristiques démographiques générales de la population étudiante

Plus de 1,2 million de Canadiens sont inscrits à des programmes universitaires ou collégiaux, à temps plein ou à temps partiel. À l'automne 2002, l'Association des universités et collèges du Canada (AUCC) indiquait qu'environ 684 000 étudiants à temps plein et 271 000 à temps partiel étaient inscrits dans les universités canadiennes. Selon l'Association des collèges communautaires du Canada (ACCC), en 2001-2002, près de 2,5 millions d’étudiants suivaient des programmes postsecondaires dans les collèges et autres établissements du même type au Canada, soit 900 000 à temps plein et 1,5 million à temps partiel.

Les inscriptions des étudiants de plus de 24 ans ont chuté au cours des dernières années. En 2000-2001, elles constituaient 29 % de l'effectif universitaire dans des programmes de 1er cycle, soit 32 % de moins par rapport à ce qu’elles étaient trois ans plus tôt. La diminution des effectifs à temps partiel a été particulièrement prononcée. Les femmes continuent d'être majoritaires sur les campus universitaires et collégiaux : elles représentaient 59 % des effectifs en 2000-2001, 51 % des étudiants des programmes de maîtrise et 46 % au niveau du doctorat.

Programmes

Les grades universitaires comportent généralement trois niveaux : le baccalauréat, la maîtrise et le doctorat, qui nécessitent la possession d'un grade d'un niveau inférieur pour être admis au suivant.

Plusieurs universités, en particulier celles du Québec, offrent également des cours débouchant sur un diplôme ou un certificat. En général, les diplômes et certificats requièrent une ou deux années d'études dans un domaine ou une discipline spécifique. Ces programmes varient cependant largement d'un établissement à l'autre et d'une province à l'autre. Les annuaires des universités constituent la meilleure source d'information sur la nature et les critères pour l'obtention des diplômes et certificats universitaires.

Les étudiants du niveau du baccalauréat sont des étudiants de 1er cycle. Le critère d'admissibilité normal aux programmes de 1er cycle est l'achèvement des études secondaires ou du programme de cégep de deux ans dans le cas du Québec. Un baccalauréat prend de trois à quatre années d'études à temps plein, selon la province et selon qu'il s'agit d'un programme général ou spécialisé. Un grade spécialisé exige d'avoir suivi un plus grand nombre de cours dans la discipline de spécialisation ainsi qu'un niveau de rendement scolaire plus élevé. Dans certaines universités, un grade spécialisé peut nécessiter une année d'études supplémentaire.

En général, la maîtrise prend deux années d'études après avoir complété un baccalauréat avec spécialisation. Quant aux programmes de doctorat, bien que le critère normal d'admissibilité soit l’obtention d’un diplôme de maîtrise, il arrive dans certains cas que des étudiants puissent passer directement d'un programme de baccalauréat avec spécialisation à un programme de doctorat. La préparation du doctorat prend un minimum de trois années et jusqu'à quatre ou cinq ans d'études et de recherche, ainsi que la présentation d'une thèse. Ce grade est généralement connu sous l'appellation générique Ph. D., mais les doctorats peuvent être conférés dans une discipline particulière comme la musique (D. Mus.) ou le droit (LL. D.).

Dans les professions réglementées comme celles du domaine de la médecine, du droit, de l'éducation et du travail social, un stage pratique est généralement de rigueur avant d'obtenir le permis d'exercer.

La principale activité des collèges universitaires consiste à entreprendre des programmes menant à des grades et ces établissements dispensent des baccalauréats d'une durée de trois ou quatre ans. Ils offrent généralement plus facilement des possibilités de transfert vers l'université.

Les collèges et les instituts mettent en æuvre surtout des programmes menant à des diplômes ou à des certificats et dispensent des grades dans des domaines spécialisés. Lorsqu'ils sont enseignés, la plupart des programmes menant à des grades sont des programmes de grades d'associés qui s'obtiennent en deux ans ou de grades appliqués en quatre ans.

Source:
Centre d'information canadien sur les diplômes internationaux